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L’artisanat en 2015 : 24 milliards de DH de chiffre d’affaires

// février 2nd, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

C’est le 20 février prochain que le secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat présentera la Vision 2015 pour ce secteur. Cette date n’est pas choisie au hasard. Elle correspond au premier anniversaire de l’annonce du lancement de ce projet. De plus, c’est ce même jour que le comité de pilotage chargé du suivi de cette stratégie pour l’artisanat tiendra sa première réunion, sous la houlette du Premier ministre, Abbas El Fassi, pour faire le point sur les réalisations et les perspectives.

« Le travail effectué durant cette première année a permis, au-delà de l’évaluation chiffrée du secteur, de tracer le cadre général de la Vision 2015 et d’identifier les cibles de ce plan d’action », explique Anis Birou, secrétaire d’Etat chargé de l’artisanat, qui ne manque pas de souligner que son département va capitaliser et poursuivre le travail effectué par son prédécesseur, Adil Douiri.

Porter de 1,8 à 7 milliards de DH les achats de touristes en produits d’artisanat

La Vision 2015 a des objectifs quantitatifs précis. Le chiffre d’affaires global du secteur devrait passer de 10,8 milliards à 24 milliards de DH ; les exportations seront portées à 7 milliards de DH contre 700 millions actuellement et les achats des touristes étrangers, qui s’élèvent aujourd’hui à 1,8 milliard de DH, devront atteindre 7 milliards.

Pour réaliser ces objectifs, il faudra agir sur trois niveaux. En premier lieu, il s’agit de favoriser l’émergence d’acteurs de référence car, indique Anis Birou, « le secteur de l’artisanat est caractérisé par l’inexistence d’entreprises structurées ayant une force de frappe et de réseaux constituant de véritables relais à l’étranger ».

Deuxième volet, l’accompagnement et le développement du tissu des PME qui opèrent dans le secteur. 140 sont d’ores et déjà identifiées et le département ambitionne de faire passer leur nombre à 300. Le troisième volet, quant à lui, concerne la promotion des mono artisans dont le nombre s’élève à 350 000 sur les 2,1 millions d’artisans recensés, toutes filières confondues.

Une première étape de la Vision a déjà démarré, durant cette année, avec l’accompagnement de sept entreprises opérant dans la filière de l’ameublement. L’expérience sera, selon le secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat, étendue à la décoration et à la bijouterie. La mise en œuvre de cette stratégie est consignée sur une feuille de route en douze points, dont trois très importants : la promotion, la formation et la recherche & développement.

La foire nationale, suspendue depuis 15 ans, sera ressuscitée

Pour la formation, il existe actuellement une cinquantaine de centres qui feront l’objet d’une mise à niveau pour pouvoir assurer une formation à la carte répondant aux besoins de la profession et être attractifs pour les jeunes. « Aujourd’hui, la demande reste très faible dans la mesure où l’on compte 0,70 candidat pour un siège dans un centre de formation. L’objectif est de porter ce rapport cinq à six candidats pour un siège », précise Anis Birou. La formation est assurée par les formateurs du ministère et l’idée, dans le cadre de la Vision 2015, est d’y associer les maâlem (les maîtres artisans).

Pour ce qui est de la promotion, des salons et foires seront organisés tout au long de l’année, en collaboration avec les chambres de l’artisanat. Par ailleurs, l’ambition du secrétariat d’Etat est de ressusciter la foire nationale dont l’organisation est suspendue depuis 15 ans. « La première foire aura d’ailleurs lieu à Fès en juin 2008 », annonce-t-on.

Quant à la recherche & le développement, elle permettra à l’offre marocaine de se distinguer des produits concurrents et de s’ouvrir de nouveaux débouchés (actuellement les exportations sont destinées exclusivement aux pays européens) comme les marchés russe, américain et des pays de l’Est. L’accent sera mis sur les Etats-Unis, qui absorbent 50% de la production mondiale de tapis. Ce programme de R & D est en cours d’exécution, en collaboration avec les universités et l’Ecole supérieure de technologie de Kénitra. Deux projets ont été lancés : un dans la poterie de Safi et un dans la ferronnerie. Le budget de financement est de 400 000 DH.

La vie Eco – Aziza Belouas

L’artisanat marocain au salon « Maison & Objet » de Villepinte

// janvier 28th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Le Salon « Maison & Objet », qui se tient du 25 au 29 janvier au Parc des expositions de Villepinte et auquel prennent part six entreprises marocaines des métiers d’art et d’artisanat, est une occasion particulière pour mettre en avant la richesse de l’artisanat national et son renouveau.

Cette manifestation internationale d’envergure entièrement dédiée à l’art de vivre ’’outdoor-indoor’’ offre l’opportunité aux entreprises marocaines non seulement de prendre connaissance des nouveautés et tendances mais aussi de voir comment se positionner par rapport à ce marché extrêmement porteur où l’art de vivre et le savoir-faire marocains ont toute leur place.

Les prochaines éditions de « Maison & Objet », unique salon européen à proposer une offre complète et qualitative du marché de la maison avec également un axe dédié à la décoration, seront ouvertes à la participation de plus d’entreprises nationales et à la présence de mono-artisans marocains.

La participation du Royaume au Salon « Maison Objet », pilotée par « La Maison de l’Artisan », s’inscrit dans la droite ligne de la « Vision 2015″ de promotion de l’artisanat marocain qui vise la construction de l’image de marque du produit national et l’appui à la commercialisation.

Les Galeries Lafayette préparent par ailleurs la grande opération « Maroc dans les Galeries Lafayette ». « Nous allons travailler sur un concept innovant consistant en une présence pérenne de l’artisanat marocain » dans les espaces des « Galeries Lafayette » pour que le produit national soit apprécié à sa juste valeur, selon le président du directoire du groupe, Philippe Houzé.

Huit entreprises marocaines avaient pris part à la précédente édition, tenue du 7 au 11 septembre dernier et à laquelle le Royaume avait été l’invité d’honneur, où elles avaient présenté des créations exceptionnelles sur le plan du design. La participation marocaine a été récompensée par le « Prix de la découverte » décerné à l’entreprise « Ziz Ziz Kids », spécialisée dans la création d’objets de décor et de jouets d’enfants.

Le Salon « Maison Objet », qui est un lieu d’affaires où se réunissent deux fois par an une multitude d’acteurs, créateurs, designers, architectes d’intérieurs et commerçants, draine plus de 80.000 visiteurs professionnels annuellement et près de 2.800 exposants dont un tiers étranger.

Des designers néerlandais s’intéressent à l’artisanat de Fès

// janvier 24th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Des produits avec le label « made in Fès » seront bientôt disponibles sur les marchés national et international. Le public pourra les découvrir à l’occasion d’un workshop dédié à l’artisanat de Fès, du 5 au 15 février. Impliquant 4 designers marocains, 4 autres néerlandais et 6 artisans de Fès, cette manifestation de dix jours est initiée sous le thème « Les ateliers du design euromixarts ».

« Elle vise à créer 12 prototypes artisanaux contemporains estampillés made in Fès, autour de la thématique de la célébration du XIIe siècle de la fondation du Royaume du Maroc », indique Ghizlane Kounda, responsable du projet.

A l’issue de cet atelier créatif, 12 prototypes artisanaux seront créés et inspirés de rituels spécifiques aux us et coutumes de la ville de Fès. Ces prototypes, dans un premier temps, feront l’objet d’une exposition au Maroc et aux Pays-Bas, avant d’être commercialisés ensuite sur les marchés national et international, au bénéfice des artisans de la ville de Fès.

Pour Kounda, cet événement s’inscrit dans le cadre du Programme de développement régional de l’artisanat (PDRA). De fait, il est organisé par « Connivences.org pour la promotion interculturelle », et jouit du partenariat avec la Chambre et la délégation de l’artisanat de Fès, la ville d’Amsterdam, la ville de Fès, la Fondation Hassan II , l’ambassade des Pays-Bas, Butterfly Works, Dutch Design in Development (DDiD). L’intérêt pratique de cette première approche est de faire travailler ensemble les designers et les artisans sur 6 filières qui sont transversales aux produits utilisés dans les rituels : dinanderie, poterie, tissage, broderie, maroquinerie et passementerie.

Ces savoir-faire seront interprétés dans au moins un des 4 domaines d’activité suivants : décoration, habillement, ameublement, bijoux et accessoires. Le travail créatif se réalisera dans plusieurs lieux : au palais Jamaï pour les réunions créatives et dans les ateliers des artisans pour la réalisation des prototypes.

Enfin, une table ronde d’une demi-journée est prévue à la fin du workshop, le 15 février, de 15 à 19h30, au Centre international pour la promotion de l’artisanat (CIPA, Fès médina).

Ce sera en présence de nombreux officiels, pour débattre des questions ayant trait au secteur de l’artisanat et en particulier au travail de l’artisan (production en grande quantité et en qualité, commercialisation à l’échelle nationale et internationale, stratégie marketing et formation durable) et ayant trait à la pérennité d’un tel projet. Quelles suites donner à un tel projet ? Cette table ronde se déroulera en deux parties. La première sera consacrée au compte rendu du workshop où il y aura la présentation de la méthodologie et des prototypes réalisés en commun. La deuxième partie sera réservée au débat qui traitera de « quelles suites donner à ce projet pilote ».

Pour ses initiateurs, cette opération, qui s’intègre dans le cadre d’un accord de coopération culturelle entre les villes d’Amsterdam et de Fès, contribuera au développement de l’artisanat marocain, à l’intégration socioculturelle et économique des artisans de Fès. Il s’agit aussi de soutenir le travail créatif des designers marocains et de leur proposer les meilleures conditions pour révéler leurs talents. Promouvoir l’image du Maroc et enrichir mutuellement les cultures marocaine et néerlandaise, en favorisant le partage des savoir-faire et le rapprochement des communautés, figurent aussi parmi les objectifs des organisateurs.

L’Economiste – Youness Saad Alami

Semaine culturelle et gastronomique marocaine à Libreville

// janvier 16th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Une semaine culturelle et gastronomique marocaine se tient actuellement à Libreville pour faire découvrir la culture et l’art culinaire marocains aux Gabonais.

La semaine vise à vulgariser la musique, la gastronomie, la mode et l’artisanat marocains et contribuer ainsi au développement du flux touristique vers le royaume. Un orchestre de musique, des défilés de mode et une troupe de danse traditionnelle animent cet événement dédié à l’approfondissement des échanges humains et commerciaux entre le Gabon et le Maroc.

Cette semaine, qui se poursuivra jusqu’au 20 janvier, fait suite à celle organisée en octobre dernier dans la même capitale gabonaise et visant à promouvoir le tourisme à destination du Maroc.

Les métiers de l’artisanat et de la décoration en vogue

// janvier 15th, 2008 // Commentaires fermés // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Artisanat, déco et design, matériaux d’architecture, bijoux et habillement, produits du terroir… seront exposés du 26 au 30 mars prochain à la 4e édition du « Riad Art Expo ». Ce salon professionnel de l’art de vivre marocain se déroulera au Palais des congrès de Marrakech. Cette année encore, ce rendez-vous mettra en exergue les métiers de la décoration et de l’artisanat. Riad Art Expo reste fidèle à son objectif : « promouvoir la création marocaine », indique Youssef Mouhyi, président du Salon.

« Depuis sa première édition, Riad Art Expo a su évoluer pour répondre au mieux aux besoins des professionnels, que ce soit par rapport aux visiteurs, aux thématiques ou à la médiatisation », ajoute-t-il. A travers ce salon, tout un hommage sera rendu aux designers, artistes, décorateurs, artisans et à tous les professionnels de l’art de vivre au Maroc. Au programme : des échanges autour de la présentation des dernières tendances en matière de créations contemporaines.

Les organisateurs ont prévu des journées professionnelles les 26, 27 et 28 mars, et d’autres pour le grand public les 29 et 30 mars. Plus de 90 exposants participeront à cet événement. Près de 10.000 visiteurs sont attendus à ce rendez-vous. A noter que Riad Art Expo 2008 et les 4èmes « Trophées Patrimoine et Création » sont organisés par Couleurs Com (société conseil en communication, événementiel et édition), en partenariat avec KMT Services (société d’ingénierie en organisation événementielle). D’autres partenaires sont aussi annoncés comme le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, celui de la Culture ou encore la Wilaya de Marrakech…

La manifestation a pour objectifs la présentation des dernières créations 2008, la mise en place d’une dynamique entre les créateurs, les producteurs et les professionnels de l’art de vivre marocain, ainsi que la promotion de la créativité des artisans, l’originalité des produits touristiques et le respect du patrimoine. Il s’agit aussi de conforter Marrakech comme capitale de l’art de vivre marocain.

A l’instar des éditions précédentes, des conférences et débats avec des intervenants sont programmés. Des trophées et des hommages sont inscrits aussi à l’ordre du jour. Une cérémonie sera organisée pour fêter la culture, l’art et l’artisanat marocains.

Sur la base d’une sélection conduite par le magazine « Couleurs Maroc », des créateurs, des artisans et des professionnels du tourisme seront préalablement

La renaissance du tapis décoratif

// décembre 28th, 2007 // No Comments » // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Les tapis n’avaient pas disparu mais, victimes d’une image un peu poussiéreuse, ils avaient perdu de leur superbe. Le retour du parquet et l’arrivée de sols comme le béton leur ont permis de retrouver une place de choix dans les maisons. Ils se sont aussi harmonisés aux nouvelles lignes de mobilier.

Cette modernité fait du tapis un élément de décoration que l’on choisit au même titre qu’un canapé ou toute autre pièce maîtresse de mobilier.  » Auparavant, on installait tous les meubles et le tapis venait comme touche finale. Aujourd’hui, il fait partie intégrante de la conception d’un intérieur », souligne Frédérique Lepers, directrice de collection chez Serge Lesage.

Depuis dix ans, le tapis est passé par différentes modes. Au moment où le consommateur s’est détourné de la moquette, « véritable nid d’acariens », les fabricants ont joué la carte du naturel en exploitant des fibres comme le coco, le jonc de mer et le sisal. Une fois passée la hantise des microbes et la vague du végétal parvenue à saturation, le tapis s’autorise aujourd’hui quelques audaces. Le coton, la soie mais aussi la laine et le synthétique sont utilisés avec de nouvelles couleurs et des motifs capables de donner une tonalité, voire une personnalité à une pièce.

Finie la carte de la discrétion qu’imposaient les fibres naturelles et les éternels camaïeux de beige. Le tapis redevient douillet, chaleureux, décoratif. Une opportunité pour les designers, qui voient là un nouveau champ de création.

Toulemonde Bochart qui, depuis quarante ans, fait intervenir les créateurs dans ses collections – Hilton McConnico, Mourgue, Wilmotte, Putman -, continue dans cette voie. « Cette politique que nous avons engagée dans les années 1960 (période d’explosion du tapis contemporain), nous l’avons toujours soutenue parce qu’elle correspond à notre démarche d’une offre qui évite le formatage », explique Anne Sebaoun, directrice du développement de la marque.

D’autres fabricants suivent cette stratégie de collaborations permanentes ou occasionnelles avec les créateurs. Le fruit de ce travail, indispensable pour l’image et le positionnement des marques, n’a longtemps touché que des « niches » de consommateurs.  » Aujourd’hui, de plus en plus de gens choisissent des tapis contemporains », note-t-on chez Toulemonde Bochart.

Dernièrement sortie, la collection Poseterre (tufté main 100 % nacryl) signée Jean-Charles de Castelbajac. Le créateur s’est inspiré de symboles de notre mémoire collective : Rimbaud, Mao, le rock, mais aussi les drapeaux ou le camouflage. Ces tapis peuvent tout aussi bien être posés au sol ou accrochés aux murs. Vendus à des prix accessibles (à partir de 160 euros), ils sont très prisés par les jeunes, public que la collection visait.

L’évolution des tapis correspond aussi au désir de personnalisation des intérieurs et aux nouvelles tendances de la maison. Par exemple, les fils de polyester permettent de créer des effets de matière et de relief en phase avec l’air du temps.  » Par ce biais, on va progressivement revenir aux tapis dessinés », prévoit Frédérique Lepers. Les tapis hautes mèches sont revenus en force l’année dernière, et des textiles très ras avec de nouveaux effets matières, genre béton ciré, devraient apparaître.

Au-delà de son aspect décoratif, le tapis structure l’espace. « Avant, le schéma était deux canapés face à face, avec entre les deux un tapis et une table basse, remarque Anne Sebaoun. Aujourd’hui, le tapis passe sous les deux canapés et unit l’ensemble. »

Les fabricants les plus traditionnels s’adaptent à cette évolution, comme en témoigne la collection dessinée par le designer Eric Gizard pour Tisli (un nouveau label franco-marocain). Dans le cadre d’un plan de relance du tapis artisanal né d’une collaboration entre le ministère du tourisme du Maroc et l’association Valorisation et innovation de l’ameublement (VIA), Eric Gizard a été sollicité pour dessiner une large ligne de tapis noués et tissés main.

Cette collection a été imaginée autour de la réinterprétation de détails typiquement marocains. Chaque tapis suggère un paysage, sa lumière, son relief : le bleu du Rif, les nuances chaudes et ensoleillées de l’Atlas, le brun des moutons, ou des tons plus actuels et urbains. Une rencontre réussie entre des formes contemporaines et les matières traditionnelles.

Le Monde – Véronique Cauhapé

Des bijoux marocains à plus de 20.000 euros

// décembre 10th, 2007 // No Comments » // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Près d’un millier de colliers, boucles, diadèmes et autres parures du Maghreb sont dispersés. Une collection unique et étonnante. A des prix élevés.

Depuis 1948, Jean-Louis Thau collectionne les bijoux artisanaux du Maroc, imprégnés de traditions régionales : Rif, Haut Atlas, Tafilalet, Sahara, Vallée du Draa, Tan Tan, etc… Ces objets, pour la plupart en lourd argent massif, sont sculptés ou sertis de pierres et d’émail. Ils ont une valeur sociétale, car leur richesse décorative était le symbole de la fortune de ceux qui les possédaient.

Autant dire que certains de ces colliers, boucles d’oreilles, anneaux de cheville, bracelets et autres parures, toujours anciennes et d’une grande qualité d’orfèvrerie, sont des pièces dignes d’un musée. Celui, notamment, du Quai Branly, pourrait légitimement en préempter quelques uns. On trouve la même richesse ornementale dans les objets, boites à fard, amulettes, fioles à parfum ou fibules à cabochons.

Les lots, souvent composés de plusieurs pièces, sont pour la plupart déjà répertoriés dans des ouvrages spécialisés et leur origine unanimement reconnue (les collectionneurs parlent de « pedigree ») en font des objets aux prix élevés, mais justifiés. Pour un simple ensemble de neuf pendentifs ou sept fibules, les estimations avoisinent les 2.000 euros. Pour un collier d’amazonites ou une paire d’anneaux de cheville, il faut compter aux alentours de 5.000 euros.

Quant aux pièces les plus prestigieuses, la barre des 20.000 euros devrait logiquement être dépassée. C’est, par exemple, le cas d’un anneau de cheville Khalkhal, d’Essaouira, d’une parure de tête de l’Anti-Atlas ou d’un diadème en trois plaques de Tiznit, toutes pièces du XIXème siècle en parfait état.

Foire de produits marocains au Gabon

// novembre 20th, 2007 // No Comments » // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Une foire d’exposition des produits marocains s’ouvre mercredi, à Libreville, dans l’enceinte de Gabon expo.

Une gamme de produits allant de la restauration, de l’ameublement, de l’artisanat, de l’habillement, de la maroquinerie, en passant par l’électroménager, le cosmétique jusqu’aux produits alimentaires sera présenté à cette occasion.

L’ambiance musicale sera entretenue par un orchestre. Cette exposition faisant suite à la visite à Libreville le 22 octobre dernier d’hommes d’affaires marocains, sera ouverte officiellement le mercredi 21 novembre, pour se terminer le 17 décembre 2007.

Le Maroc à l’honneur à la foire commerciale de Mons

// novembre 13th, 2007 // No Comments » // Artisanat Marocain, Economie de l'Artisanat marocain

Le Maroc sera à l’honneur à la 64e édition de la foire commerciale de Mons organisée du 17 au 25 novembre sous le thème « l’habitat dans tous ses états ».

Le stand du Maroc, qui sera édifié sous forme d’un village, offrira aux visiteurs un espace de découverte et de dépaysement à travers des animations, des spectacles et un défilé de mode de caftan et de haute couture marocaine. L’artisanat et la gastronomie occuperont également une place de choix lors de cette manifestation.

Plus de 110 exposants belges, français et marocains sont attendus pour cette foire commerciale qui sera organisée sur un espace d’exposition de 8.000 m2. En choisissant chaque année un pays hôte, la foire commerciale de Mons perpétue une tradition d’échange culturel et offre une diversité commerciale aux visiteurs.

Le design marocain exposé en Italie

// octobre 29th, 2007 // No Comments » // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Le design marocain commence à se faire connaître à l’international, à la grande joie des designers marocains. En effet, après avoir été invités d’honneur du salon Maison et Objets à Paris en septembre dernier, cinq designers marocains reviennent tout juste d’une exposition qui s’est déroulée à Palerme du 16 au 21 octobre. Intitulée « Palermo Design Week », cette exposition, qui en est à sa deuxième édition, était dédiée exclusivement au design dans l’espace méditerranéen, avec pour but d’encourager et développer le dialogue entre pays du pourtour de la Méditerranée : Espagne, Turquie, Liban, Israël, Italie et Maroc.

L’ensemble des designers présents (à raison de 5 designers par pays) ont eu la possibilité de présenter au public des créations originales et novatrices. « Seule l’Espagne a eu droit à un traitement de faveur, avec davantage de designers sur place », nous a confié Soumiya Jalal Mikou, une des cinq designers qui faisait partie du voyage, et présidente de la toute récente association Designers du Maroc. La manifestation a été initiée par l’Ecole d’architecture de Palerme, qui espère créer un réseau méditerranéen et une véritable industrie du design, qui serait un moteur de développement de la région. Les universitaires de l’Université de Palerme estiment que le design est un secteur économique à part entière.

« Palermo Design Week » comptait un total de huit sites d’expositions à travers la ville. Onze expositions y ont été organisées et plusieurs tables rondes s’y sont tenues. En clôture du salon, trois prix ont été distribués : celui du meilleur designer, du meilleur produit exposé et du meilleur commerçant pour le design. C’est l’Université de design de Palerme qui a sélectionné les cinq designers marocains participants.

Soumiya Jalal Mikou, architecte de formation et créatrice textile, faisait partie du groupe. Passionnée par la matière, elle a exposé des panneaux lumières, autrement dit de grandes bannières tendues par des câbles rigides, éclairées par des spots au niveau du plafond, créant dans l’espace un rythme de lumière intéressant. A la lumière du jour, les panneaux se fondent discrètement dans l’espace, laissant la liberté totale à la vision.

Elle s’est concentrée sur la transparence, tout en s’attachant à accentuer la variabilité de la surface du tissu sous les effets de la lumière. Elle a essayé de rendre un effet de texture se rapprochant le plus possible de la vision fugitive d’un poisson accrochant un maximum de lumière à sa sortie de l’eau, en y rajoutant de la transparence pour donner à la texture une légèreté inattendue.

Elle compte à plus ou moins court terme continuer en milieu industriel, afin de compléter son exploration à la fois technique et plastique du cuivre associé à d’autres éléments naturels.

Autre designer présent à Palerme, Saïd Guihia. Depuis 15 ans, il est chef de département et enseignant de design d’intérieur à l’Ecole des beaux-arts de Casablanca. Il donne souvent des conférences sur le design au Maroc, en France et en Italie, et participe régulièrement à des festivals et expositions.

A Palerme, il a présenté une table traditionnelle marocaine revisitée, avec un plateau comprenant des motifs géométriques avec l’anneau de Salomon sablé. La table est supportée par un piètement en tube d’inox, sous forme de croisillon pliable.

Hicham Lahlou a présenté pour sa part un prototype de service à thé et à café intitulé « Dar ». A la fois objet usuel quotidien et élément décoratif d’inspiration architecturale, ce prototype de service à thé et à café revêt des lignes originales, inspirées des architectures de Wright, Le Corbusier, Meier, Richard Neutra ainsi que de l’architecture très rectiligne des minarets.

Aucun motif n’est rajouté pour ne voir que l’essentiel. La théière-cafetière fait office de tour, dans laquelle vient s’imbriquer le sucrier. Les tasses sont les seuls éléments à être légèrement galbés, cette ergonomie permettant de boire plus facilement. Le tout est intégré sur un plateau, tel un terrain sur lequel on aurait érigé un complexe résidentiel.

Devenu célèbre pour la création de la fameuse théière « Koubba », ce designer et architecte d’intérieur a développé aussi récemment une ligne complète de mobilier urbain pour Agadir, dans le cadre d’un projet « ligne pure ».

Maintenant, il envisage de passer à l’étape d’industrialisation de son service à thé et à café « Dar ».

Khadija Kabbaj, quant à elle, a fait des études d’art et de mode. Artiste passionnée de l’objet, elle souhaite donner un souffle nouveau à la création et au design et travaille sur des projets tant dans le domaine du graphisme, du design mobilier objets, que de la création d’installations et d’espaces.

Elle a présenté la table « Tbeq », un clin d’œil au plat très populaire réalisé en jonc qui souvent est caché dans la cuisine et qui sert généralement à contenir de la farine, des fruits, du pain, ou bien d’autres aliments.

Le jonc est travaillé sous forme de spirale, c’est un travail propre aux femmes de la campagne. A partir d’un matériau pauvre, Khadija a ainsi voulu concevoir et réaliser un objet qui ait sa place dans un intérieur, dans un salon en le surdimensionnant et en retravaillant le graphisme et les couleurs de la table.

Enfin, Réda Bouamrani, architecte d’intérieur designer tout aussi talentueux, a présenté la chaise « hamak », dont la peau flottante adopte un système amovible, qui se transforme à la guise et aux goûts de chacun.

Depuis peu de retour à Casablanca, les cinq designers, plus motivés que jamais, ont tous des projets plein la tête. D’ores et déjà, ils préparent d’autres expositions.

Un projet pour Casablanca

L’association Designers du Maroc, créée il y a à peine huit mois et présidée par Soumiya Jalal Mikou, prépare actuellement, en collaboration avec l’Université du design de Palerme, un projet d’exposition à Casablanca. « Nous sommes en train d’identifier des sites afin d’organiser un salon sur la même formule qu’à Palerme. Nous sommes en contact avec la chambre de commerce italienne pour mener à bien ce projet », indique Mikou.

L’association Designers du Maroc œuvre aussi pour promouvoir le design marocain au Maroc et à l’étranger et l’ériger en tant que moteur de développement économique. D’autre part, elle joue un rôle de sensibilisation.

« Le design, ce n’est pas du tout du relooking, mais c’est l’art de réfléchir sur l’amélioration de l’usage d’un produit, pour qu’il soit plus ergonomique, plus efficace, plus utile et plus confortable pour son utilisateur », affirme Soumiya Jalal. Il s’agit en quelque sorte de créer des objets ou des meubles intelligents.

L’Economiste – Nadia Belkhayat