Archive for Artisanat marocain Non classé

L’artisanat marocain exposé dans les capitales européennes

// avril 1st, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Après le succès de l’exposition d’artisanat marocain qui s’est tenu pendant 6 semaines dans les magasins « Kadewe » en Allemagne, le secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat a décidé d’organiser le même type d’expositions dans différentes capitales européennes.

Les expositions, axées sur les produits d’artisanat moderne, seront basées sur l’expo-design qui se tient actuellement à Rabat. Cette même exposition voyagera dans plusieurs capitales européennes à commencer par Paris (France), Londres (Angleterre) et Moscou (Russie).

Selon une information de « La vie éco », une délégation marocaine serait déjà en Russie pour préparer la première exposition.

USA : 600 millions de dollars pour la lutte contre la pauvreté

// février 12th, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

La Chambre Américaine de Commerce et l’Agence du Partenariat pour le Progrès (APP) ont sélectionné 5 projets, pour 608,2 millions de dollars, qui bénéficieront de l’aide contre la pauvreté à travers la croissance économique.

Les projets sélectionnés sont l’arboriculture fruitière (300,90 millions de dollars), la pêche artisanale (116,2 millions, l’artisanat et la médina de Fès (111 millions), les services financiers (46,2 millions) et le soutien à l’entreprise (33,9 millions).

La mise en place de ces différents programmes impliquera les autorités publiques mais également les opérateurs économiques, la société civile et plusieurs élus locaux.

Artisanat : l’art de vivre marocain séduit l’Allemagne

// février 8th, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Une première. L’artisanat marocain est à l’honneur en Allemagne et pour plusieurs semaines. Du 2 février au 14 mars prochain, Berlin, capitale, ainsi que Munich et Hambourg vont être au contact direct avec l’art de vivre marocain. A Berlin, c’est une entrée en avant-première dans le tout prestigieux magasin KaDeWe.

L’opération a été initiée par la Maison de l’Artisan en collaboration avec l’ambassade du Maroc en Allemagne. « Elle s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie visant à introduire l’artisanat marocain dans les grands réseaux de distribution des pays ciblés », signale Abdelaziz Erommani, conseiller auprès du secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat. Pour concrétiser cette présence, un accord de partenariat a été conclu entre la Maison de l’Artisan et le groupe KaDeWe. Le coup d’envoi officiel de cette action de vente et de promotion a été donné mercredi en début de soirée en présence du secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, Anis Birou, et de l’ambassadeur du Maroc à Berlin, Rachad Bouhlal.

A Berlin, l’enseigne KaDeWe est forte d’une surface de 6000 m2, un choix de plus de 40.000 références et reçoit environ 50.000 visiteurs par jour, est-il signalé par la direction générale du groupe. Avec 8 étages de luxe dont la célèbre section « gourmet » qui propose un grand choix de produits du monde entier, le magasin KaDeWe donne aussi sur le grand boulevard Kodam, artère particulièrement animée. Toutes les vitrines externes ont été vidées des articles de luxe, parfums de grandes marques et toilettes griffées pour faire place aux produits de l’artisanat marocain. Dans le grand hall commercial, de nombreux stands ont été montés avec un cachet architectural typiquement marocain. Au milieu, une fontaine décorée façon zellige que l’on retrouve à Fès, Marrakech attire une affluence toute particulière : des photographes et autres visiteurs. « C’est fantastique », s’exclame Elena, une jeune étudiante de 17 ans. « La mosaïque est éblouissante », constate Cristine, cette autre étudiante des beaux-arts, venue spécialement de Bonn pour contempler les artisans marocains à l’oeuvre.

Dans ce hall d’entrée, ce sont 500 m2 dédiés à l’exposition-vente de l’art de vivre marocain avec un agencement en quatre espaces : Kitchen, Hammam, home living et Deco. L’art de la table est mis en valeur dans le premier espace. Il offre divers articles utilisés pour la cuisine et service culinaire. Tagines en céramique, théière en argent ou encore nappes brodées témoignent des plats gourmands et des tables soigneusement décorées.

Pour approcher la cérémonie du Hammam dont les bienfaits contre le stress et la fatigue sont souvent évoqués comme un rituel, divers produits sont aussi proposés. Savon noir, argile, produits cosmétiques à base d’huile d’argan, de ghassoul, d’amande et de rose sont présentés à côté des peignoirs et serviettes de bain brodés. L’espace living propose, quant à lui, une large gamme de produits de décoration et d’ameublement. On y trouve des luminaires en cuivre, des paravents en fer forgé, les tables en zellige, les bougies et photophores, les tapis et les poufs en cuir.

Les accessoires modes ne sont pas en reste. L’espace Déco présente en effet toute une panoplie d’articles. Bracelets en passementerie, porte- clés en bois sculpté, bijoux berbères en argent, ceintures en cuir ou encore la célèbre babouche marocaine sont entre autres produits que s’arrachent les acheteurs allemands et autres visiteurs du monde. En cette période qui coïncide avec la foire Fruit Logistica et la tenue du Festival international du film, tous les hôtels de Berlin affichent complet.

Pour rappel, KaDeWe Berlin dénommé aussi le « Magasin de l’Occident » a été construit en 1907, et a grandement souffert de la Deuxième Guerre mondiale. Il a été reconstruit, selon une architecture moderne, en 1950. Occupant une superficie d’environ 6 ha, ce magasin draine une clientèle select d’Allemagne et du monde entier à la recherche de produits haut de gamme. Et, l’artisanat marocain fait figure de cette marchandise de qualité.

Source : L’Economiste – Abdelaziz Ghouibi

L’artisanat marocain au Macef de Milan

// janvier 16th, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Le Maroc est l’invité d’honneur du prochain Salon Macef de Milan qui aura lieu du 16 au 19 janvier prochain.

Le Maison de l’artisan, chargé de la promotion de l’artisanat marocain, sera présente lors de cet évènement bi-annuel afin de faire découvrir aux visiteurs les diverses facettes de l’artisanat marocain.

Le Maroc sera représenté, sur un stand de 450m², par trois sociétés spécialisées dans l’artisanat, Comaral, Majka et Zenemex.

Lors de sa dernière édition en septembre 2008, le salon avait vu la participation de 5000 entreprises venues de 54 pays sur une surface de 250.000m². 80.000 personnes avaient rendu visite au salon.

Fès fructifie ses échanges avec Saint-Etienne

// décembre 27th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans le cadre de la coopération décentralisée entre Fès et Saint-Etienne (France). En effet, les responsables des deux villes ont avalisé dernièrement un accord de coopération en matière de design culturel et de mode de vie.

Paraphé par André Friedenberg et Mohamed Laraqui, adjoints respectivement au maire de Saint-Etienne et au président du Conseil de la ville de Fès, chargés des relations internationales, cet accord porte sur la création de la Maison de l’artisanat et du design dans la médina de Fès.

De fait, l’accompagnement des Stéphanois se traduira par une aide à l’ingénierie de projet, donnée par la Cité du design, l’IRDD (Institut de recherche pour le développement du design), l’Ecole d’architecture et l’Université Jean Monnet… Ce projet est également financé par le ministère français des Affaires étrangères. Il bénéficie aussi du soutien du ministère de l’Artisanat.

Pour rappel, Fès et Saint-Etienne avaient signé une « convention générale de partenariat » le 23 novembre 2006. Aujourd’hui, les responsables de la ville veulent conforter cette convention à travers l’amélioration de la qualité de vie des populations de la médina de Fès par la mise en oeuvre de programmes de recherche et de formation touchant à l’espace public dans ses dimensions urbaines et sociales. L’ambition est de s’inspirer du savoir-faire et de la technicité française, notamment concernant la gestion urbaine, le traitement des ordures, l’environnement, la conservation des archives et l’animation culturelle. Sans oublier le métier d’artisanat et le design. A cet égard, les objectifs spécifiques pour chacune des actions envisagées portent également sur l’amélioration de la capacité de développement artisanal des opérateurs et acteurs locaux oeuvrant dans ce domaine.

Pour Hamid Chabat, le président du Conseil de la ville, Fès veut profiter de l’apport du design dans sa conception globale orientée sur la façon de vivre et appliquée à un modèle social et populaire que constitue la médina. D’autant plus que Fès est dotée de visions sectorielles notamment traduites par le Programme de développement régional de l’artisanat (PDRA) qui vise l’amélioration de la productivité, la traçabilité, le design et l’appui à la commercialisation des produits artisanaux.

Avec l’assistance de designers français, les artisans de Fès pourront développer des produits qui répondent le plus aux besoins de la demande française et aussi internationale. De leur côté, les responsables français ne cachent pas leur volonté de voir s’instaurer un partenariat privilégié entre Fès et Saint-Etienne. Pour eux, le projet de la Maison de l’artisanat et du design implique les deux villes en tant que maîtres d’oeuvre ainsi que plusieurs partenaires français et marocains, dont la Direction générale française de la coopération internationale et du développement (DGCID), l’Institut régional pour le développement et le design (IRDD), l’Ecole supérieure d’art et de design, l’Ecole d’architecture et l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne.

Ces institutions travailleront avec leurs homologues, en l’occurrence, la délégation de l’artisanat de Fès, le Centre international de la promotion de l’artisanat (CIPA), l’Agence pour la dédensification et la réhabilitation de la médina de Fès (ADER) et l’Université Sidi Mohammed Ben Abdallah, pour une durée de quatre ans (2008-2011).

Source : L’Economiste – Youness Saad Alami

L’artisanat marocain s’expose en Allemagne et en France

// octobre 21st, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

La chaîne de magasin allemande, KaDeWe exposera, début février, dans tous ses espaces des produits d’artisanat marocains pour une période de 6 semaines. En mai 2009, ces les Galeries Lafayette qui exposeront à la vente des produits créés par des artisans marocains pendant 4 semaines sur des espaces dédiés.

Le département de l’Artisanat et de l’Economie nationale avait entamé des pourparlers avec les Galeries Lafayette et KaDeWe en début d’année, afin d’organiser ces expositions. « C’est une opération que nous avons commencée en janvier dernier. La machine est en marche et nous préparons la même chose avec KaDeWe en Allemagne, qui est l’équivalent des Galeries Lafayette, » avait alors annoncé le Secrétaire d’Etat auprès du ministre du tourisme et de l’Artisanat, Anas Birou.

La « Vision 2015″ pour l’artisanat prévoit de multiplier par 10 les exportations, en passant de 700 millions de dh à 7 milliards de dh et de créer 115.000 emplois.

Nouvel accord dans l’artisanat entre le Maroc et la Catalogne

// septembre 5th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Le Maroc et la Catalogne ont signé ce jeudi à Barcelone un nouvel accord en matière d’artisanat. Cet accord porte sur l’échange de formations et connaissances dans le domaine de l’artisanat.

Dans le cadre de cet accord, les deux parties devraient établir un programme de foires et d’expositions dont un projet de foire de l’artisanat de la Méditerranée.  Le Maroc a lancé en 2005 un programme de relance de l’artisanat baptisé « Vision 2015″. Ce programme vise à faire de ce secteur une locomotive économique, en matière de création d’emplois et d’exportation. Vision 2015 est parti du constat de l’existence d’une forte demande pour l’artisanat et l’art de vivre marocain, de la part des consommateurs des grandes villes nationales, ainsi que des principaux pays partenaires économiques du Maroc.

Les régions de Tadla-Azilal et de l’Isère renforcent leur coopération

// juillet 29th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Les participants à une rencontre organisée entre les conseils régionaux de Tadla-Azilal et de l’Isère ont convenu du renforcement de la coopération dans la cadre d’un programme d’appui à la décentralisation, financé par la France.

Cette coopération renforcera la coopération face à la lutte contre la pauvreté, la promotion et le développement local durable.

Les deux parties vont ainsi élaborer un plan régional de développement touristique et de valorisation du patrimoine culturel de la région. Un programme de formation des élus et techniciens du conseil régional sera également mis en place.

En 2004, une convention de partenariat avait été signée entre les deux Conseils pour la mise en œuvre de cette coopération. Le programme d’appui français est doté d’un budget de 11 millions d’euros et est dédié à l’amélioration des conditions d’exercice des collectivités locales marocaines.

Artisanat : Le label Maroc mal défendu à Francfort

// juin 18th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Le Maroc a raté, encore une fois, une occasion de défendre son label à l’international. Avec à peine cinq exposants marocains à Ambiente 2008, la plus grande foire internationale des biens de consommation, la participation marocaine passe quasiment inaperçue. Les cinq entreprises, toutes des PME du monde de l’artisanat, devaient, à elles seules, défendre le label Maroc à Francfort face aux majors mondiales de l’industrie des grands biens de consommation.

Sacré challenge quand on sait qu’hormis le financement en partie de leur stand, ces « ambassadeurs » de l’artisanat marocain n’ont bénéficié d’aucun autre accompagnement. Pis encore, leur participation n’étant confirmée qu’à la dernière minute, ils n’ont pu bénéficier d’une meilleure communication sur leur présence. Rien à voir avec la participation des Tunisiens ou encore des Turcs venus en force cette année et dont l’offensive marketing était très agressive (affiches, dépliants, bon emplacement …).

Une consolation cependant, les commerçants, eux, étaient nombreux à faire le déplacement à ce rendez-vous incontournable d’affaires. « On ne peut pas faire l’économie d’un tel événement. C’est là que les grandes nouveautés et tendances qui marqueront demain et après-demain sont déclinées », soutient un commerçant de Derb Omar, un habitué de la foire de Francfort qui en est à sa troisième visite.

Avec 4.600 exposants venus de plus de 80 pays, cette grand-messe attire quelque 147.000 visiteurs internationaux. Trois salons directeurs y proposent au commerce du monde entier ainsi qu’aux designers, architectes, décorateurs et autres représentants de la presse spécialisée les grandes lignes et tendances qui marqueront l’année. Le premier, le « Dining », est considéré comme la plus grande plate-forme internationale des nouveautés relatives à l’univers de la cuisine et de la table. Plus de 2.100 exposants y ont présenté le design dernier cri, les matières novatrices et les dernières innovations techniques. Ce salon couvre un éventail de produits étendus allant de la verrerie à la porcelaine et céramique en passant par les ustensiles de cuisine et de ménage et le petit électroménager. Pour ce dernier rayon, le boom amorcé il y a quelques années persiste. En témoigne la superficie d’exposition qui a triplé depuis 2004. Plus de 70 fabricants ont fait le déplacement pour y présenter leurs nouveautés.

Le « Givig », deuxième salon, incarne quant à lui le monde coloré des cadeaux et présents alors que le « Living », troisième et dernière déclinaison d’Ambiente 2008, trace les tendances en matière de design d’intérieur et de décoration.

Pour cette année, fabricants et designers semblent s’être donné le mot pour placer leurs produits sous le signe du naturel, sobre mais aussi sensuel. Des formes fluides aux couleurs naturelles s’associent à des raffinements techniques et des détails novateurs. La nature est prise en modèle pour donner une signature épurée aux différents produits exposés, qu’ils soient destinés à la table, la cuisine, à l’intérieur ou aux petits accessoires et autres cadeaux. La tendance est, en gros, à la combinaison d’un design sobre aux formes nettes s’inspirant de la nature en combinaison avec une grande qualité et de la technologie.

Source : L’Economiste – Khadija El Hassani

Comment le tourisme peut limiter la pauvreté

// juin 14th, 2008 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

« Le tourisme est porteur de richesse, mais il est aussi dangereux quand il n’est pas soucieux des équilibres environnementaux, culturels et socioéconomiques ». C’est en ces termes que Ouidad Tebbaa, professeur universitaire et membre de l’association Place Jemaâ El Fna patrimoine oral de l’humanité, a introduit son intervention lors du colloque international tenu du 9 au 11 juin à Marrakech.

Placé sous le thème « Tourisme et pauvreté », le colloque a été organisé à l’initiative de l’équipe de recherche culture, patrimoine et tourisme de la faculté des lettres et des sciences humaines de Marrakech, en partenariat avec le Laboratoire des études et de recherches sur les montagnes atlasiques (Lerma). Il a réuni pas moins de 70 participants entre chercheurs, professeurs, anthropologues, sociologues et opérateurs nationaux et internationaux venant de 10 pays.

Objectif : réfléchir sur la manière dont le tourisme peut contribuer à la lutte contre la pauvreté et promouvoir des actions concrètes et plus ciblées en faveur des populations les plus vulnérables, a indiqué Tebbaa. Et d’ajouter, « si le tourisme doit vraiment changer la situation, il faut d’abord orienter les bénéfices de cette branche d’activité vers les pauvres ». Pour ce professeur, le tourisme a des retombées sur le secteur d’artisanat. Ce type d’activité, bien que provenant souvent de l’économie informelle, ne bénéficie pas toujours aux plus pauvres, mais souvent à des intermédiaires. « Il faut amorcer une réflexion sur les moyens pratiques pour s’assurer que les revenus des ventes réalisées directement auprès des touristes puissent bénéficier le plus possible aux populations les plus démunies », a assuré Tebbaa.

Aussi, l’un des principaux sujets débattus lors de cette rencontre est la place Jemaâ El Fna entre pauvreté et mercantilisme. Pour ce professeur, « la place favorise l’expansion des commerces ou de la restauration au détriment du spectacle ». Le développement du tourisme, ces dernières décennies, a eu des répercussions directes et immédiates sur les pratiques en usage sur la place. « C’est le devenir de la place et de son patrimoine qui est donc aujourd’hui en jeu et le tourisme, loin d’être une panacée, a sans doute largement contribué, entre dénuement et appât du gain, à un appauvrissement de l’art et à une prolifération du folklorisme.

A qui profite le tourisme à Marrakech ? Une question délicate qui nécessite une mise au point et à laquelle a répondu Rachida Saigh Bousta, professeur et opérateur privé. Dans le secteur hôtelier, la vision des jeunes par rapport au monde du travail se résume par une baisse des salaires, un manque de valorisation des diplômes, une absence de visibilité du plan de carrière et une difficulté à se projeter dans l’avenir… Et d’ajouter que la forte concurrence des tarifs des TO (Tour-opérateurs) qui tire les prix vers le bas a engendré des répercussions sur les salaires. Avec à la clé une détérioration du pouvoir d’achat et la multiplication des CDD (Contrat à durée déterminée) constituant des freins de la gestion des carrières… Ce qui a encouragé l’expatriation des jeunes diplômés marocains vers d’autres destinations touristiques.

Par ailleurs, le développement actuel du tourisme à Marrakech a des impacts sur la population des zones d’activité en termes de culture, de prix à la consommation, d’emploi et de modification de l’environnement. « Les populations fragiles et vulnérables auront tendance soit à adopter une attitude de soumission et de subordination ou faire usage d’une certaine agressivité pour s’approprier avec force certaines « richesses », a dit Bousta, ajoutant, « les jeunes seront parfois sacrifiés sur l’autel du tourisme sexuel »…

En conclusion, Bousta a rappelé que le tourisme à Marrakech a conduit à une surenchère sur les produits de première nécessité. « Dans la médina, les métiers de proximité, dont le premier bénéficiaire est l’autochtone, ont tendance à céder la place à des métiers ou commerces qui s’adressent au touriste.

Débats et visites

Le colloque a duré trois jours, dont une journée a été dédiée à des visites sur le terrain, notamment à Essaouira et région. L’objectif est d’évaluer l’impact de certaines coopératives opérant dans des domaines en liaison avec le tourisme. Les deux premiers jours ont été consacrés à diverses thématiques axées sur l’existant et les perspectives offertes au secteur.

Source : L’Economiste – Hanane Hassi