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Maroc Design, un premier salon dédié à la création à Marrakech

// août 18th, 2009 // No Comments » // Artisanat Marocain, Expositions Artisanat Marocain

Il s’agit d’un salon professionnel ouvert aux designers, galeristes, éditeurs et industriels qui souhaitent présenter leurs créations ou défendre le travail de créateurs en design. Plus que cela, le salon se veut un lieu de découverte et de confrontation entre les artistes de différentes nationalités. A l’origine de cet évènement, Médina Trust, agence spécialisée dans la médiation et l’événementiel culturel. Après la Biennale de Marrakech, Jardin’art, c’est au tour du design d’être célébré par l’amateur de la création, Abderrazak Benchaâbane, directeur fondateur du Salon d’hiver à Marrakech. Il explique les raisons d’un tel évènement : «Les designers marocains sont d’une étonnante créativité et font un formidable travail. Cependant, ils n’ont pas l’occasion de montrer leur savoir-faire au grand public. Ces artistes manquent d’espace et d’événements au Maroc pour montrer leur travail et communiquer autour de leur démarche artistique. Il fallait donc un espace de médiation sur le design au Maroc.» En effet, depuis quelques années, certains designers marocains sont célèbres à l’étranger mais restent peu connus dans leur propre pays. Raison pour laquelle le Salon Maroc design se veut comme une vitrine pour la création contemporaine en matière du design et vise la promotion et le rayonnement des réalisations et innovations des designers au Maroc.

A travers cette édition, les organisateurs cherchent à favoriser la création d’un rendez-vous spécifique tous les deux ans, en alternance avec le Salon d’hiver- la Biennale de Marrakech, et ce, pour permettre aux designers de rencontrer des industriels, des galeries, des professionnels, de l’architecture d’intérieur, les médias ainsi que le public et les collectionneurs. «Parallèlement au Salon, une table ronde sera programmée à cette occasion. Elle permettra de faire l’état des lieux sur le design au Maroc. Par ailleurs, des ateliers de réflexion traiteront de la manière de promouvoir le travail des designers au Maroc et l’ouvrir sur l’industrie et l’international», ajoute le directeur du Salon. Au-delà d’un simple phénomène de mode, le design est un véritable moteur pour l’industrie et l’économie. Soutenir ce volet de la création est donc un gage de promesses à plus d’un titre tant que les talents de création existent. Ainsi, toute médiation autour du design ne peut qu’être bénéfique pour le secteur. «Le secteur a besoin d’une reconnaissance en tant qu’art à part entière.

Il est important de montrer au public les spécificités de cet art et les différentes perspectives que ce domaine peut offrir. Il est important aussi d’aider le public à distinguer l’artisanat du design et montrer ce que ce dernier pourrait apporter à l’industrie. Personnellement, je crois beaucoup en la place que les designers marocains peuvent prendre sur le plan international comme a déjà fait Hicham Lahlou qui a dessiné la ligne des montres pour LIP, la célèbre marque française
des montres», confie Benchaâbane. Même si le design est encore considéré comme un territoire inexploré pour les Marocains, certains auteurs de l’art et de la création ont d’ores et déjà commencé à y prêter attention, et ce genre d’évènements ne fera que valoriser le design made in Morocco. Depuis plus d’une décennie, on assiste à un réel intérêt pour le design au Maroc.

Le directeur de Maroc Design conclut en déclarant : «A côté d’un artisanat marocain toujours vivant et en pleine mutation, des designers proposent autre chose : des objets fonctionnels (en différentes matières comme le cuir, le métal, le bois…) avec une nouvelle approche dans leur conception. On peut voir ces objets aujourd’hui dans des galeries, des show-rooms et des ateliers. Certains font déjà partie de la décoration des hôtels, boutiques et maisons privées. Il reste à médiatiser le design et à monter ses spécificités et ses possibilités pour que nos jeunes découvrent les opportunités de formation et d’emploi que leur offre ce domaine.»
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Marrakech, la culturelle

Au fil des ans, Marrakech est en train de devenir une nouvelle capitale culturelle du Maroc. Festivals, expositions, galeries d’art, concerts de musique… sont autant d’activités qui y sont tenues régulièrement.
Benchaâbane qui a fondé de nombreuses activités culturelles dans la ville explique que «la ville de Marrakech, comme d’autres villes du royaume, Fès, Rabat, Casablanca ou Tanger, essaye de jouer dans sa région le rôle de capitale régionale de la culture». Et d’ajouter qu’il reste encore beaucoup de choses à faire et de nouvelles niches culturelles à occuper. «J’estime que des domaines comme la poésie, le théâtre, la musique et la danse sont prometteurs pour la ville de Marrakech et n’ont pas encore révélé toutes leurs potentialités. Espérant que de tels projets puissent trouver le soutien qu’ils méritent.» conclut-il.

Foire de l’artisanat dans le cadre du 5ème Festival Méditerranéen d’Al Hoceima

// juillet 28th, 2009 // No Comments » // Expositions Artisanat Marocain

28-07-2009
Une foire de l’artisanat a été montée dans le cadre des activités de la 5ème édition du Festival Méditerranéen d’Al Hoceima, ouverte samedi, sous le signe « Développement, Proximité et Dialogue ».
Cette exposition, initiée par la Délégation provinciale de l’Artisanat et l’Association Rif pour la solidarité et le développement (ARID), connaît une affluence importante notamment des Marocains Résidant à l’Etranger (MRE), selon Souad Belkaidi, du comité d’organisation.

L’exposition donne à voir des produits artisanaux de la maroquinerie, de sculpture sur bois, de poterie et de décoration ainsi que les œuvres d’art réalisées par des artistes peintres de la région.

La région de Taza-Al Hoceima-Taounate compte près de 19.38 artisans, dont 1.085 travaillant dans la maroquinerie, 4.507 dans le textile, 426 sur les métiers d’orfèvrerie et de métaux, 1.992 dans la menuiserie traditionnelle, 880 dans la poterie et la pierre, 3.269 dans les produits à base de plantes.

2.291 autres s’adonnent à des activités diverses outre 4.908 dans les services, selon un rapport de la délégation régionale de l’artisanat.

La province de Taza compte quelques 8.137 artisans, alors que celles d’Al Hoceima et Taounate abritent respectivement 5.690 et

Le « Village de l’artisanat marocain » ouvre ses portes à Beyrouth

// juillet 23rd, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

L’exposition « Village de l’artisanat marocain » s’est ouverte, jeudi à Beyrouth, et se poursuivra jusqu’au 3 août prochain, avec 15 exposants qui feront découvrir aux Libanais et aux touristes le savoir-faire marocain en la matière.
Initiée par l’ambassade du Maroc à Beyrouth, en collaboration avec l’Association d’amitié et de coopération libano-marocaine et le secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat, cette exposition « se veut une occasion de promouvoir cet art et ce savoir-faire marocains, en particulier durant cette saison estivale qui connaît une grande affluence touristique » a déclaré à la MAP M. Anis Birou, secrétaire d’Etat chargé de l’artisanat, à l’ouverture de cette manifestation.
Etalé sur 2.200 m2, en plein centre de la capitale libanaise, ce village présente à ses visiteurs des articles de tapisserie, bijouterie et maroquinerie, aux côtés d’habits traditionnels tels les Djellabas et les Caftans.
Les traditions culinaires du Royaume n’ont pas été en reste lors de cette cérémonie d’ouverture qui a également prévu « une séance de dégustation » de la pâtisserie marocaine sur fond de musique andalouse.
A signaler que cet événement coïncide avec la création de l’Association d’amitié et de coopération libano-marocaine dédiée à la coopération et au rapprochement entre le Maroc et le Liban.
MAP

Tourisme responsable : cinq opérateurs primés

// juillet 21st, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Concilier le tourisme avec le respect de l’environnement et de la culture des pays est devenu une préoccupation, un peu partout dans le monde. Le Maroc ne fait pas exception à la règle. Et c’est même le ministère du tourisme qui a pris les devants en créant le Comité marocain du tourisme responsable (CMTR). Dans la foulée, a été conçue une charte d’éthique à ce sujet.

Le fondement de la démarche : concilier «économie et écologie, environnement et développement, ouverture aux échanges internationaux et protection des identités sociales et culturelles». Et la mise en œuvre a déjà commencé. Ainsi, cinq initiatives viennent d’être primées par les «Trophées Maroc du tourisme responsable» organisées par le ministère du tourisme.
Pour la catégorie internationale, une seule entreprise a été primée par le jury, à savoir le T.O. britannique «Naturally Morocco» qui travaille sur le Maroc depuis plus d’une dizaine d’années, plus précisément dans la région de Taroudant où il propose des programmes axés sur le développement économique et social. Ce T.O. monte des projets financés en partie par les touristes. Ces projets portent, entre autres, sur l’alphabétisation des femmes, les techniques marketing et de contrôle qualité pour les potiers de la région et la production d’huile d’olive. Fort de sa réussite, ce T.O. a engagé des actions similaires dans la région de Meknès.
Dans la catégorie nationale et sur la thématique de l’environnement, deux établissements se sont classés premiers ex-aequo. Il s’agit de l’hôtel Ibis Meknès du groupe Accor et d’Atlas Kasbah, un petit gîte rural dans la région d’Agadir.

L’hôtel Ibis en cours de certification Iso 14001 est le seul établissement à disposer d’un système de traitement des eaux usées. Il est également doté de panneaux à énergie solaire permettant de diminuer la consommation d’eau et d’électricité et sensibilise les clients aux problèmes de l’environnement.

Quant au gîte Atlas Kasbah qui fait partie du pays d’accueil touristique (PAT) d’Imouzzer Idda Outanane et dont le propriétaire est un spécialiste en ingénierie touristique durable, il a été primé pour son intégration dans le paysage arganier de la région et sa contribution à l’économie sociale. Pour sa part, le Domaine d’Amanar, un établissement touristique situé dans la région de Marrakech, qui propose des activités sportives et de découverte axées sur des visites de villages et d’ateliers d’artisanat, s’est distingué pour la transmission de savoir-faire et de techniques aux populations locales.

Enfin, Dar Daif/ Désert et Montagne, une agence de voyages et une maison d’hôtes, a été primé pour son label «clé verte», dont l’objectif est de sensibiliser les hôtes et le personnel à la préservation de l’identité culturelle locale dans la région de Ouazzane en encourageant l’utilisation des produits locaux et leur mise en valeur. L’agence propose aussi des séjours d’écotourisme et l’initiation des touristes à l’ornithologie.

Le dromadaire dans notre culture

// juillet 17th, 2009 // No Comments » // Artisanat Marocain, Artisanat marocain Non classé

Un amour qui a accouché d’un salon spécial annuel du dromadaire à Laayoune, qui a connu l’organisation des premières courses de dromadaires dans les provinces du sud en 2008, la construction en cours d’un camélodrome pour un montant d’environ 28 millions de dhs, le premier du genre en Afrique, en partenariat entre l’Agence du Sud, le ministère de l’Agriculture, le Conseil provincial de Laâyoune et la Société royale d’encouragement du cheval. Le dromadaire est dans le cœur de tous les Sahraouis un symbole de grandeur et une référence d’appartenance à la religion musulmane citée dans le Coran et la Sounna, telle que la chamelle du Prophète Sidna Mohammed, Son élevage et sa consommation ont une considération importante dans la culture du Sahara marocain. A la province de Laayoune, on compte de nombreux cheptels de plus de 120000 têtes de dromadaires en 2009 au lieu de 9000 têtes en 1975. Ce qui explique l’engagement de l’Etat et du ministère de l’Agriculture ainsi que l’intérêt accordé à la santé du cheptel par l’assistance médicale et la lutte contre les parasites et les virus qui peuvent le menacer l’assurance de plusieurs tonnes de nourriture pour assister les éleveurs de dromadaires à assurer à cet animal une alimentation saine.

Dans la culture populaire hassani la meilleure viande à consommer est celle du dromadaire. Elle contient peu de cholestérol. Son rein et son urine sont utiles dans la guérison de la jaunisse et les personnes atteintes de cirrhose du foi ou l’hépatite B ou C. Son foie est riche en fer légèrement cuit sur un feu et jamais de poêle. Sa graisse appelée ‘daroua ‘ en dialecte hassani est bonne pour les problèmes respiratoires. Cet animal qui se nourrit de plantes médicinales est dans utile en tout ; de sa peau, on fabrique des produits d’artisanat ‘CHAKOUA’, des coussins, etc. ; de son poil, on tisse des tentes et ainsi de suite. Qu’est-ce que c’est le dromadaire ? C’est un animal mammifère domestique. Le mot dromadaire est tiré du mot grec dromas, qui signifie coureur. Effectivement, le dromadaire peut parcourir des dizaines de kilomètres chaque jour. C’est un animal robuste qui résiste à la soif. Il peut s’abstenir de boire plus de 10 jours sans problèmes .il est capable de se faire des réserves d ‘eau importante dans sa bosse.

Il est surnommé le vaisseau du désert ou la land Rover du désert qui peut vous emmener là où aucun véhicule ne peut vous conduire. Il dispose d’une anatomie particulière, d’une physiologie générale entièrement tournée vers l’adaptation au désert, à la chaleur. Sa bosse peut peser jusqu’à 100 g. L’animal se refroidit mieux, car il est moins gras. Il est le seul animal à pouvoir transformer la graisse en eau par des réactions physiologiques d’oxydation (jusqu’à 40 litres pour un animal en bonne forme). Il est aussi adaptable à la sécheresse et à la sous-alimentation. On distingue aussi plusieurs races de dromadaires. Une étude révèle beaucoup sur le dromadaire. Elle dit qu’on ignore souvent que le dromadaire est élevé pour sa viande ou pour son lait, voire pour effectuer des travaux agricoles. On ignore encore plus souvent que la productivité laitière, chez certaines chamelles bien nourries, est bien supérieure à celle des bovins laitiers élevés dans les mêmes conditions. Le développement d’une véritable industrie laitière caméline est récent et s’opère dans plusieurs villes subsahariennes parfois sous des formes intensives de production comme en « A ».

En production de viande, il existe une tradition d’embouche caméline dans la Corne de l’Afrique, qui a permis le développement d’un commerce international du cheptel camélin. Dans les provinces du sud marocain, des tentatives sont en cours d’essais pour la conservation et la pasteurisation du lait de chamelle. Si le dromadaire a fait sa réputation comme animal de bât ou comme animal de selle, et si son utilisation agricole est ancienne au Maroc, et d’autres pays, de nouveaux usages sont observables par exemple le transport des ordures ménagères dans les villes nigériennes ou de façon plus anecdotique le développement des camel-library en Inde ou au Kenya, les dromadaires étant voués au transport des bibliothèques ambulantes de village en village. Chargé, l’animal peut parcourir entre 4 à 7 kilomètres en une heure et marcher 40 à 50 kilomètres par jour, pendant des jours voire pendant des semaines. Le dromadaire est un animal exceptionnel, un don divin grâce auquel l’homme peut affronter et défier les difficultés et les obstacles du Sahara. Pour ses facultés et ses qualités nutritives, les poètes en dialecte hassani en ont fait un héros de leur poésie, une exemplarité de la patience et de l’endurance. Mais aussi c’est un animal fier qui refuse l’agression psychologique.

Si vous faites un mal au dromadaire, même si après 20 ans vous revenez, il se vengera. Il est fier dans sa marche et refuse qu’un autre dromadaire fasse partie de son troupeau .le combat pour cette fierté peut aller jusqu’à la mort. Un dromadaire peut coûter de 7000 à 15000dhs. Le blanc reste le meilleur. Des notables possèdent plus de 5000 têtes; c’est un avoir ambulant de valeur. Le dromadaire est la dot la plus chère à offrir pour u mariage en fonction de la richesse du marié et de l’ amour qu’il porte à sa future épouse.
Par Sami Reddad | LE MATIN

Maroc : Le secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat publie son rapport d’activités pour l’année 2008

// juillet 11th, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Le secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat vient de publier son rapport d’activités pour l’année 2008 qui informe sur les décisions et les actions engagées au Maroc pour le développement du secteur.

Le rapport présente les axes et les objectifs du plan d’action 2008 et les différentes réalisations du secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat visant à promouvoir le secteur.

Il met un accent particulièrement sur les mesures entreprises pour renforcer le cadre institutionnel, accompagner les acteurs de référence, mettre à niveau des PME du secteur et appuyé les mono-artisans.

La publication, éditée en français et en arabe, souligne également les efforts déployés par le département de l’Artisanat en matière de qualité et de normalisation, de communication, de formation et de gestion des ressources humaines.

Illustré de photos et préfacé par le secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat, M. Anis Birou, le document rappelle également les objectifs de la vision 2015 pour l’artisanat qui accorde une attention particulière aux conditions sociales des artisans.

La vision 2015 vise à doubler le chiffre d’affaires de l’artisanat à contenu culturel, multiplier par 10 les exportations formelles, générer 4 milliards de dirhams de PIB supplémentaire et créer 117.500 emplois.

MAP

Maro Cuir Salon international du cuir 8 9 10 octobre 2009

// juillet 2nd, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

La filière cuir occupe une place stratégique dans l’économie marocaine avec un poids significatif dans les emplois (7%) et une contribution importante aux exportations industrielles (4,5%). Dans le cadre du Programme Emergence, elle est considérée comme l’un des sept métiers mondiaux du Maroc.

L’industrie marocaine du cuir recouvre des activités diversifiées : Tannerie et mégisseries, Maroquinerie et articles de voyages, Vêtements en cuir et la Chaussure qui demeure l’activité principale de la filière en termes de productions (75%), des exportations (80%), de la valeur ajoutée (79%) et des investissements (86%).

Les industries du cuir, bien que présentes sur l’ensemble du territoire marocain, sont en grande majorité situées dans la région du Grand Casablanca et dans la ville de Fès (respectivement 54 % et 34 % des unités de fabrication).

La différenciation et la montée en gamme, la co-traitance et le produit fini à plus forte valeur ajoutée, l’innovation et la créativité, la réactivité et le service, constituent la trame sur laquelle repose la stratégie actuelle et future du secteur.

Cinquantenaire des relations Maroc/Pologne: Journées marocaines les 6 et 7 juillet à Varsovie

// juillet 2nd, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Des journées marocaines auront lieu les 6 et 7 juillet à Varsovie à l’initiative du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en collaboration avec le ministère du Commerce extérieur, dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Maroc et la Pologne.
A cet effet, le ministre du Commerce extérieur, M. Abdellatif Maazouz, et le vice Premier ministre et ministre polonais de l’économie, M. Waldermar Pawlak, coprésideront lundi 6 juillet un forum portant sur le « Renforcement des relations bilatérales économiques entre le Maroc et la Pologne », indique jeudi un communiqué du ministère du Commerce extérieur.
« Le Maroc et la Pologne entretiennent d’excellentes relations diplomatiques qui n’ont cessé de se développer par l’établissement des accords de partenariat dans divers domaines, politique, économique, judiciaire, touristique et culturel », ajoute la même source, soulignant que la commémoration de l’anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques sera une occasion de promouvoir les potentialités économiques du Maroc et sa richesse culturelle et artistique, à travers les activités programmées.
Cette manifestation, organisée avec le soutien de Maroc Export, l’Office national marocain du tourisme, la Maison de l’Artisan et différents opérateurs économiques marocains, sera également une occasion pour rehausser la coopération bilatérale entre les deux pays dans les domaines économique et culturel.
Il est prévu dans ce cadre la signature d’un accord de partenariat entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Confédération des employeurs polonais ainsi que d’un accord de coopération entre la Bibliothèque nationale et celle de Varsovie.
Des rencontres entre les secteurs privés des deux pays sont également programmées pour identifier les opportunités d’affaires et de mieux s’informer sur les spécificités des marchés respectifs. Il s’agit essentiellement des produits relevant du secteur de l’agro-industrie, des produits frais et transformés, et des secteurs de la pêche, de l’automobile et du tourisme.
Cette manifestation connaîtra la participation de plusieurs départements ministériels, indique jeudi un communiqué du ministère du Commerce extérieur, précisant qu’il s’agit notamment des départements du tourisme et de l’artisanat, de l’agriculture et de la pêche maritime, de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies et de la culture.

Visite chez les maîtres-artisans de thuya

// juillet 1st, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

Ils sont donc des centaines de maîtres-artisans à exercer ce métier dans la ville des alizés. Si chacune des villes marocaines se distingue par son artisanat, les produits du bois de thuya ont fait la renommée de cette cité depuis de longues années. Tous les maîtres-artisans, eux, sont concentrés dans l’ancienne médina.
En effet, la marqueterie est une activité économique importante dans la ville, tant au niveau de la main-d’œuvre qu’elle emploie qu’au niveau des chiffres d’affaires réalisés. Les touristes étrangers ainsi que ceux nationaux sont très friands des articles faits en bois de thuya. Cette activité connaît donc une forte demande, notamment durant la période estivale. Et c’est aux rythmes de la musique gnaouie que les «maâlems» travaillent dans leurs échoppes. Chakib, la quarantaine bien consommée, est menuisier depuis plus de vingt ans. Dans sa famille, ce métier est transmis de père en fils. «Mon père et mon oncle étaient tous les deux des maîtres artisans. C’est d’ailleurs eux qui m’ont appris toutes les techniques du métier.

La marqueterie de thuya fait partie intégrante des traditions à Essaouira», explique-t-il. Pour ce dernier, la journée de travail commence tôt dans la matinée et ne se termine qu’à l’approche de la prière du Maghreb. Chaque article fait du bois de thuya est considéré par Chakib comme une pièce d’art. Bien évidemment, la marqueterie demande du savoir-faire, du tact et surtout de la patience car la fabrication de quelques articles seulement peut prendre plusieurs semaines de dur labeur. «Tout est fait à la main. Du découpage jusqu’au montage en passant par le décor des articles. Le bois du thuya est largement utilisé par les artisans. Il provient des environs d’Essaouira et Agadir», explique Lahcen, un jeune menuisier à la médina. Et d’ajouter: «Toutefois, certains menuisiers commencent à utiliser le bois du noyer. L’introduction de matériel sophistiqué a considérablement réduit la durée de la fabrication.

La demande du bois a, de facto, grimpé en flèche, au point qu’on est obligé de chercher du bois d’autres régions plus au moins lointaines, notamment Khémisset et Oujda». L’introduction des machines a donc révolutionné le métier des artisans. Certes, des points positifs ont été introduits à l’activité des artisans mais ces derniers relèvent également quelques aspects négatifs. «Les ateliers équipées de machines modernes inondent le marché local de produits à des prix bas. Ces dernières années, l’offre dépasse de loin la demande. Cette situation a eu pour principale répercussion la baisse des revenus des artisans qui n’ont pas d’autre choix que de baisser les prix.

D’une manière générale, les prix démarrent à 10 DH pour des petits décors et peuvent atteindre jusqu’à 20.000 DH pour de grands meubles faits entièrement en thuya. Les trois mois d’été constituent pour les artisans une haute saison où ils parviennent à écouler une bonne partie de leur production. Le tourisme est un important moteur du secteur, puisque les recettes des produits vendus, notamment dans les souks, permettent à de nombreuses familles de subvenir à leurs besoins. «Les prix varient selon le matériel utilisé. Certains articles sont ornés de coquillages. La fabrication de ce genre de produits nécessite plus de temps. Ils sont donc commercialisés à des prix plus élevés», affirme un artisan. La majorité des maîtres artisans montrent du doigt essentiellement le déséquilibre qui existe entre l’offre qui dépasse de loin la demande. Pour de nombreux vendeurs, le secteur vit une véritable anarchie. Ce qui se répercute négativement sur les artisans. Pour faire face à leurs difficultés, de nombreux artisans se sont constitués en associations. Mais cette option a très vite montré ses limites. «Nous nous sommes retrouvés avec de nombreuses associations. Actuellement, je peux dire que chaque quartier compte une association. Il est certain que tout le monde à le droit de créer une organisation mais  »l’action s’est dispersée finalement ».

C’est pour cette raison que les responsables doivent apporter des solutions à notre activité pour assurer sa pérennité», déclare un apprenti. Par ailleurs, les artisans rencontrent des difficultés pour assurer la matière première nécessaire à leur activité. L’exploitation du bois de thuya est devenu très réglementée par les autorités. Ce durcissement a été instauré par la constatations d’un net recul de la superficie du thuya, notamment dans la région d’Essaouira. Cette situation a provoqué un coût supplémentaire pour les menuisiers qui doivent acheter du bois dans d’autres régions. C’est dire que l’activité de la marqueterie, tout comme d’autres activités artisanales, fait face à plusieurs problèmes. Pourtant, le gouvernement avait lancé quelques années auparavant une ambitieuse stratégie pour la mise à niveau du secteur de l’artisanat. Baptisée Vision 2015, cette stratégie se décline en plusieurs axes. En effet, cette stratégie nationale de l’artisanat vise à répondre à un double objectif. D’une part, adopter une politique pour créer suffisamment de nouveaux emplois. D’autre part, illustrer le nouveau rôle de l’administration qui doit passer d’une administration de gestion à une administration de développement.

Le rôle de l’Etat consisterait à choisir les axes de développement et orienter et encadrer les acteurs privés. Cette stratégie de développement du secteur résulte d’une démarche d’analyse poussée qui a nécessité plusieurs mois de travail (chiffres-clés du secteur, recensement de tous les opérateurs existants, diagnostic, plan d’action détaillé, etc). Elle s’inscrit également dans le cadre du plan Emergence qui a identifié les différentes branches d’activités économiques que le Maroc gagnerait à développer comme locomotives pour l’exportation.
Cependant, les artisans ne savent pas beaucoup de choses sur la Vision 2015. Ainsi, un grand effort de sensibilisation reste faire en leur faveur.
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Essence en péril

Avec une superficie dépassant les 600.000 hectares de bois de thuya, le Maroc dispose d’environ 80% des réserves forestières mondiales. La province d’Essaouira abrite, à elle seule, plus de 90.000 hectares de thuya qui se place en seconde position après l’arganier. Les forêts d’Essaouira connaissent une pression énorme ses dernières années et n’arrivent plus à couvrir tous les besoins des artisans de la ville. Quelques années auparavant, il a été procédé à une opération de reboisement de 3.200 plants de thuya. Toutefois, ces arbres ne seront prêts à être exploités que dans des dizaines d’années. De même, les parcelles qui ont bénéficiées des opérations de reboisement ont été affectées par une surexploitation à outrance et des saisons de sécheresses successives qui ont touché la région.
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Mise à niveau

Ces dernières années, l’artisanat au Maroc connaît certaines difficultés. La baisse des recettes liée au recul des exportations est attestée. Selon les statistiques disponibles sur le site Internet du secrétariat d’Etat chargé de l’Artisanat, le chiffre d’affaire des exportations de l’artisanat depuis le début de l’année 2007 affiche une baisse de l’ordre de 4% par rapport à fin septembre 2006. Cette baisse s’expliquait selon le secrétariat d’Etat par les résultats négatifs enregistrés au niveau de la plupart des filières de l’artisanat notamment la Poterie, le Tapis, le Fer forgé, la Maroquinerie dont le chiffre d’affaire à l’export a diminué par rapport à la même période de l’exercice précédent. L’analyse par marché importateur montre que les principaux marchés qui ont contribué à la baisse des exportations sont les marchés français (-15% en représentant 72% des baisses globales pendant cette période), allemand (-18%), espagnol (-10%) et USA & Canada (-4%). Les responsables comptent énormément sur la vision 2015 pour la mise à niveau du secteur de l’Artisanat qui tarde toujours à retrouver ses beaux jours.

Par Mohamed Badrane | LE MATIN

70ème édition du « Fait main » du 3 au 5 juillet

// juin 30th, 2009 // No Comments » // Artisanat marocain Non classé

La 70ème édition du « Fait Main » se déroulera du 3 au 5 juillet, encore une fois à Duparc à Sainte-Marie, où 150 artisans exposeront leurs créations artisanales.

« Le savoir-faire, c’est aujourd’hui le osez-faire », assure Jean-Fred Huet, président de l’association Arts et Traditions, instigateur de l’événement. « Créer de ses propres mains de nos jours relève du défis » assure l’organisateur, qui remercie la Chambre des métiers et la municipalité de Sainte-Marie pour leur soutien et leur partenariat à la 70ème édition de l’événement qui perdure depuis 37 ans.

A cette occasion, 150 artisans, professionnels et amateurs, montreront leur savoir-faire sur 2.500 mètres carré de surface à la salle polyvalente de Duparc, à côté du complexe cinématographique. Trois ateliers pédagogiques sont prévus avec le club Artisan Qualité, le CFA (Centre de formation artisanale) et la Chambre des métiers.

L’exposition débutera à 12h le vendredi 3 juillet, jusqu’à 18h. Le samedi, les exposants seront présents dès 9h jusqu’à 19h et le dimanche, de 9h à 18h. Un concert est prévu samedi soir de 18h30 à 22h avec Vavangue (musique traditionnelle) et Gilbert Barcaville (jazz-blues). Le public pourra également apprécier un spectacle de danseuses marocaines. Des dégustations de vin sont aussi prévues. Chaque jour, le public pourra gagner un bon d’achat de 50 euros à faire valoir auprès des exposants. Des repas, spécialités créoles et marocaines, seront proposés dont le prix variera entre cinq et dix euros.

Un concours pour les artisans

Un concours récompensera le travail d’un artisan professionnel ainsi que celui d’un amateur. « Le public votera pour le savoir-faire de l’exposant professionnel qu’ils auront choisi. Et les exposants eux-même pourront voter pour le travail de leurs pairs », affirme Jean-Fred Huet. Le gagnant remportera 300 euros et un bijoux en or remis par l’association Arts et traditions. Le meilleur travail d’un artisan amateur sera récompensé par un chèque de 150 euros.

Plus de 20.000 visiteurs sont présents chaque année aux deux rendez-vous annuels du « Fait-main ». L’objectif du concept est la sauvegarde et le développement des arts et techniques traditionnelles de l’île. La première exposition artisanale a eu lieu à l’arrière de la mairie de Saint-André avec moins de 10 exposants. Le deuxième dans l’ancienne église de Champ Borne. Le décollage s’est produit en 1974. C’est au début des années 80 que l’association Arts et Traditions décide de faire deux « Fait Main » par an: un dans le Nord en juillet et le second dans le Sud au mois de décembre.